Il y a bien longtemps que je voulais officialiser ma décision au sujet du damas. Peut-être que vous ne le saviez pas, mais la fabrication artisanale (et industriel) est très couteuse en énergie et en ressource. Sans même aborder les coûts financiers très élevés et la faible rentabilité.
Par ce message, je vous informe arrêter de fabriquer du damas.
Mon entreprise AC Coutelier est pour moi une solution pour (essayer) de gagner ma vie tout en étant en adéquation avec mes valeurs.
Graçe aux propriétés qu’ils apportent, je continuerais à fabriquer artisanalement des san-maï (3 couches) ou sandwish, ainsi que des sandinox (sandwish d’inox et acier 3 couches).
Le damas au 21ièm siècle, qu’est-ce que c’est ? L’assemblage de différents alliages pour obtenir dans la très très grande majorité des cas un/des motifs dans un but esthétique.
Tout est dit. Je ne souhaite plus alimenter cette surconsommation « juste » pour un but d’esthétisme.
Avant l’ère industrielle, le damas avez une utilité fondamentale pour accroître les propriétés mécanique des aciers. Malgré le fait que, faire du damas est extrêmement intéressant. Il y a clairement des leviers sur lesquels je peux jouer. A mon niveau, je choisi de limiter autant que possible ma consommation de gaz, de charbon, d’acier.
<< C’est la perte d’un savoir ! >> me direz-vous. Peut-être… (?) Je laisse la place à mes confrères pour perpétuer ce savoir. J’espère qu’à l’avenir, le damas ARTISANAL retrouvera la place qu’il a eu avant l’ère industrielle. Il ne sera plus autant popularisé (?), en tous cas banalisé. Il sera vendu à sa juste valeur. A la place, et à mon grand regret : comptez sur l’industrie qui s’empare de ce marché, pour vous proposer des motifs fades, rectilignes et sans vie. Mais à quels coûts ??
